Se focaliser sur le positif pour pas se laisser envahir par l’anxiété

L’incertitude est anxiogène, suivre les news augmente les incertitudes…

Jump-To-Science ne doute pas que votre vie soit difficile, avec l’ampleur du travail pour enseigner à distance, avec votre vie privée qui est sans doute fortement perturbée, et les incertitudes au niveau de ce que vous devez faire pour vos élèves etc. C’est normal que ce soit stressant !!
On sait combien l’incertitude est anxiogène, que la perte de contrôle sur les aspects importants de sa vie sont stressants. Cf. p. ex (Ryan & Deci, 2000).

Avec ça il est difficile de ne pas guetter continuellement les nouvelles , … or elles sont le plus souvent anxiogènes.

Echanger et se focaliser sur du positif

Jump-To-Science n’a pas les moyens de réduire vos incertitudes sur la progression des virus, l’efficacité des mesures prises par les gouvernements, la durée de la crise,…

Cependant la recherche sur le bonheur  (DeNeve, Cooper, 1998,  Wiederman 2007 ici) et la motivation (Ryan & Deci, 2000 ici) suggèrent qu’on se sentira mieux si on se focalise sur du positif et ce qu’on peut faire et contrôler, plus que sur les contraintes, les impossibilités et les informations remettant en cause les certitudes, les espoirs et donc anxiogènes dont nous sommes bombardé-e-s.

Retenons donc les bonnes nouvelles et ce sur quoi nous avons prise.

« Que la force me soit donnée de supporter ce qui ne peut être changé et le courage de changer ce qui peut l’être mais aussi la sagesse de distinguer l’un de l’autre. »  Marc-Aurèle (il n’y avait pas encore de pdf ni de doi:-)

Reprendre le contrôle sur sa vie …

https://thecounselingteacher.com/
source : https://thecounselingteacher.com/ Carrie Stephens Art

Il a été confiné 366 jours et vous propose des outils pour garder le contrôle sur votre vie…


Cyprien Verseux, qui a passé 366 jours confiné sur un volcan, partageant un dôme de 11 mètres de diamètre avec 5 autres personnes, sans jamais être à l’air libre et sans aucun contact réel avec l’extérieur, propose des conseils pour tenir :

« Abandonnez la culpabilité. Gardez ceci à l’esprit : la façon dont vous réagissez dans cette situation ne reflète pas vos capacités dans un contexte normal.
Si j’écris ce texte, c’est parce que des proches – des gens d’habitude productifs, équilibrés et compétents – m’ont contacté dans cet état. Il ne s’agit pas d’un manque de volonté. Il s’agit, simplement, d’une situation à laquelle peu ont été préparés.  Des outils existent. «  lire la suite

En termes de contrôle sur sa vie, on peut noter quand même qu’il a choisi ce confinement, son sentiment de contrôle est probablement plus favorable que la situation dont nous subissons les effets.  Cependant nous pouvons regagner ce contrôle – en partie au moins -  cf. l’image plus haut « I can control ».


Une note d’espoir : la crise ouvrira sur un autre monde ?

Boris Cyrulnik discute les phases de crises face à une épidémie
Article par Germanier Stéphane, Arcinfo.ch
  1.  » le temps du déni – on minimise, on refuse d’entendre ou de voir
  2. le temps du sauve-qui-peut – on aggrave la diffusion du virus ou de la bactérie en tentant de fuir
  3. le temps de la protection – on se confine, on se calfeutre, on s’enferme
  4. le temps de la réaction – on cherche la cause, l’ennemi, le fautif, afin de le combattre
  5. Enfin dans un cinquième temps, quand la crise est terminée on se remet à vivre. Souvent autrement d’ailleurs. « 

Il semble qu’on en est au point 4 : chacun y va de son explication, désigne un coupable ou souligne que « je/ ils l’avai-en-t bien dit » (comme toutes les prédictions ont pu être faites, il y en forcément qui vont se révéler vraies…)

Exemple : dans Clinical microbiology reviews, en 2007

« The presence of a large reservoir of SARS-CoV-like viruses in horseshoe bats, together with the culture of eating exotic mammals in southern China, is a time bomb. »(cf. dernières lignes de l’articleici )

Restez chez vous ,n’oubliez pas de vous faire du bien, ne lisez pas trop les news !
…Sauf Jump-To-Science :-) ) ?

Et partagez vos petits bonheur, ainsi que les pépites d’enseignement ou d’apprentissage que vous récoltez.


Sources

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encourage le lecteur à aller vérifier dans les articles d’origine

  • Cheng, V. C., Lau, S. K., Woo, P. C., & Yuen, K. Y. (2007). Severe acute respiratory syndrome coronavirus as an agent of emerging and reemerging infection. Clinical microbiology reviews, 20(4), 660‑694. https://doi.org/10.1128/CMR.00023-07
  • DeNeve, K. M., & Cooper, H. (1998). The happy personality : A meta-analysis of 137 personality traits and subjective well-being. Psychological bulletin, 124(2), 197.
  • Ryan, R. M., & Deci, E. L. (2000). Self-determination theory and the facilitation of intrinsic motivation, social development, and well-being. American Psychologist, 55(1), 68‑78. https://doi.org/10.1037/0003-066X.55.1.68
  • Wiederman, M. (2007). Why It’s So Hard to Be HAPPY. Scientific American Mind, 18(1), 36‑43. JSTOR. https://www.jstor.org/stable/24939565
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