Journées de microbiologie MICROBES D’HIER, MICROBES DE MAINS 12-13 septembre 2018

11es Journées de microbiologie MICROBES D’HIER, MICROBES DE MAINS 12-13 septembre 2018 | 18h30

Centre médical universitaire (CMU) – Auditoire M. Champendal (B400)

A cette occasion il y aura deux  Conférences grand public ( cf détails plus bas)

  • Mercredi 12 septembre | 18h30  «Hygiène des mains: agir local, penser global»  Conférence du professeur Didier PITTET  (Prévention et contrôle de l’infection, Faculté de médecine UNIGE et HUG)

  • Jeudi 13 septembre | 18h30 «Microbes: des nouvelles du passé» Conférence de la Docteure Catherine THÈVES (anthropologie moléculaire, CNRS, Université de Toulouse)

Les chercheurs ont sélectionné une publication pour vous lecteurs d’Expériment@l-Tremplins et Bio-Tremplins : afin de venir à la conférence mieux informé, pour en tirer meilleur profit, pour approfondir après, ou pour ceux qui ne pourraient pas venir.

Didier Pittet : Le geste qui sauve

Nos mains sont constamment en contact avec l’environnement mais également avec d’autres personnes. Elles sont, par conséquent, en grande partie responsables de la propagation des bactéries. Le lavage ou la désinfection de celles-ci est donc une arme extrêmement efficace pour lutter contre la transmission de ces microbes. Depuis plus de 20 ans, le professeur Didier Pittet contribue grandement à l’amélioration de l’hygiène des mains. La formule conçue à Genève, à base d’alcool et de chlorhexidine, est bien plus efficace et rapide que le lavage traditionnel à l’eau et au savon. Largement diffusée à Genève d’abord, puis à travers le monde, cette solution, partie d’une stratégie reprise par l’Organisation mondiale de la Santé, a permis de faire chuter le nombre d’infections, y compris dans les pays où l’accès à l’eau est difficile. Didier Pittet nous raconte l’aventure extraordinaire de cette invention, et la situe dans l’histoire de l’épidémiologie.

  • Le problème : Au moins 500,000 patients sont infectés chaque jour à travers le monde, ce qui provoque la mort de 20 à 50’000 personnes.
  • La solution : L’utilisation de rince-mains à base d’alcool permet de réduire le nombre d’infection ainsi que les décès qui en découlent de 50%.

Voir le site de la stratégie mondiale de promotion de l’hygiène des mains :  http://www.cleanhandssavelives.org
Y sont notamment accessibles :
Un livre (Le Geste qui Sauve) (« L’auteur a fait don de ses droits au. En achetant un livre, vous offrez un flacon de solution hydro-alcoolique à un soignant d’un pays défavorisé, et vous contribuez à sauver des vies. » ) ainsi que le film réalisé (Clean Hands)

Voir aussi le  TEDxTalk at http://www.tinyurl.com/AdaptToAdopt

Catherine THÈVES : Le microbiote du passé – l’ADN dans la plaque dentaire – révèle les changements de régime de nos ancêtres !

Catherine THÈVES a spécialement sélectionné une publication pour Expériment@l-Tremplins  : une mesure du microbiote à travers le séquençage de l’ADN retrouvé sur la plaque dentaire de dents depuis le mesolithique à nous qui révèle des changements de régime et l’apparition des bactéries cariogènes plus récemment.
 » Notre recherche a identifié une nouvelle voie pour la recherche bioanthropologique, qui promet de fournir les premiers enregistrements génétiques détaillés de l’évolution du microbiote humain. Cela permet d’examiner directement les effets des transitions nutritionnelles et culturelles et sur la santé humaine dans le temps et de révéler  l’évolution génomique des commensaux et des agents pathogènes humains. » Adler, C. J.,et al. (2013) ( notre traduction)

Figure 1
Fig 1:  Phylum-level microbial composition of ancient dental calculus deposits. [img]. Source :Adler, C. J.,et al. (2013)
De manière plus large cet article montre bien le rôle croissant du traitement de l’information issue du séquençage dans la production de connaissances en biosciences. Selon Morange, M. (2003)  l’ADN n’est plus tant conceptualisé comme une molécule que comme un support d’information et de contrôle des processus vivants.

C’est un changement de paradigme qui  fait progressivement son chemin jusque dans les pratiques en classe et les programmes.

Expériment@l-Tremplins vous aide à vous faire une opinion sur cette évolution : allez lire l’article d’origine !

  • Adler, C. J., Dobney, K., Weyrich, L. S., Kaidonis, J., Walker, A. W., Haak, W., … Cooper, A. (2013). Sequencing ancient calcified dental plaque shows changes in oral microbiota with dietary shifts of the Neolithic and Industrial revolutions. Nature Genetics, 45(4), 450‑455. https://doi.org/10.1038/ng.2536


11es Journées de microbiologie
MICROBES D’HIER, MICROBES DE MAINS

12-13 septembre 2018 | 18h30
Centre médical universitaire (CMU) – Auditoire M. Champendal (B400) Conférences grand public (flyer ci-joint)

Hier comme aujourd’hui, les microbes ont toujours cohabité avec nous. Notre histoire est intimement liée à ces micro-organismes et à leur transmission d’une personne à l’autre. Ces 11es Journées de microbiologie permettent de faire le point sur les moyens de prévenir la propagation de ces microbes, parfois dangereux, mais également de découvrir ce que les micro-organismes qui ont habité nos ancêtres nous enseignent sur notre passé.

Mercredi 12 septembre | 18h30
«Hygiène des mains: agir local, penser global»

Conférence du professeur Didier PITTET  (Prévention et contrôle de l’infection, Faculté de médecine UNIGE et HUG)

Nos mains sont constamment en contact avec l’environnement mais également avec d’autres personnes. Elles sont, par conséquent, en grande partie responsables de la propagation des bactéries. Le lavage ou la désinfection de celles-ci est donc une arme extrêmement efficace pour lutter contre la transmission de ces microbes. Depuis plus de 20 ans, le professeur Didier Pittet contribue grandement à l’amélioration de l’hygiène des mains. La formule conçue à Genève, à base d’alcool et de chlorhexidine, est bien plus efficace et rapide que le lavage traditionnel à l’eau et au savon. Largement diffusée à Genève d’abord, puis à travers le monde, cette solution, partie d’une stratégie reprise par l’Organisation mondiale de la Santé, a permis de faire chuter le nombre d’infections, y compris dans les pays où l’accès à l’eau est difficile. Didier Pittet nous raconte l’aventure extraordinaire de cette invention, et la situe dans l’histoire de l’épidémiologie.

Jeudi 13 septembre | 18h30
«Microbes: des nouvelles du passé»
Conférence de la Docteure Catherine THÈVES (anthropologie moléculaire, CNRS, Université de Toulouse) Quels étaient les agents infectieux derrière les épidémies historiques? Que nous apprennent les bactéries de la bouche sur l’alimentation à la préhistoire? Comment étudier l’état de santé de nos ancêtres? Ces questions fascinantes piquent notre curiosité. Décryptons ensemble les dernières découvertes sur les microbes de notre passé et relevons les indices sur les restes archéologiques grâce aux outils de la biologie, tout en prenant en compte leurs limites. Dre Catherine Thèves, anthropologue moléculaire, propose une analyse de ces données et tente d’interpréter les résultats actuels au regard de ces interrogations sur le passé.

Animation: LE GESTE QUI SAUVE Mercredi 12 et Jeudi 13 sept. dès 17h30 (devant l’auditoire) >>> informations complètes sur le site web des conférences Evénement organisé par la Faculté de médecine et la Faculté des sciences de l’UNIGE

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FACULTÉ DE MÉDECINE Université de Genève   022 379 59 11 – facmed@unige.ch www.unige.ch/medecine

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